• Les Troyens - Libretto in English - Act IV

    Act IV

    As far as we know, to date there is no *free* English translation of Berlioz's epic opera Les Troyens available to be consulted online, worldwide (except for members of some libraries in specific countries). There are copyrighted translations available for a fee. As a service to the operatic community, Opera Lively has translated the original public domain French libretto into English and has hereby made our translation available online, free of charge. This version however, even though we've made it available for free, is also copyrighted. Links to it can be published without authorization, as well as small bits, not larger than the equivalent of one aria. Full reproduction, however, would be a violation of copyrights if not authorized by Opera Lively (use the Contact Us form).

    We make no claim that our translation has literary or poetic qualities. It is merely provided as a service to the reader who is interested in this sublime opera.

    Les Troyens, Grand-Opéra in Five Acts, libretto in French (1856) by Hector Berlioz, based on Virgil's Aeneid.

    Translation into English. © Opera Lively Press - Natalie Greenly - Luiz Gazzola, 2012-2022, all rights reserved.

    (Each section contains one act. See other articles under this section for the other acts)

    ACTE QUATRIÈME

    Premier Tableau

    Nº 29 - Chasse Royale et Orage

    Pantomime

    (Une forêt d'Afrique au matin. Au fond, un rocher très élevé. Au bas et à gauche du rocher, l'ouverture d'une grotte. Un petit ruisseau coule le long du rocher et va se perdre dans un bassin naturel bordé de joncs et de roseaux. Deux naïades se laissent entrevoir un instant et disparaissent; puis on les voit nager dans le bassin. Chasse royale. Des fanfares de trompe retentissent au loin dans la forêt. Les naïades effrayées se cachent dans les roseaux. On voit passer des chasseurs tyriens, conduisant des chiens en laisse. Le jeune Ascagne, à cheval, traverse le théâtre au galop. Le ciel s'obscurcit, la pluie tombe. Orage grandissant... Bientôt la tempête devient terrible, torrents de pluie, grêle, éclaires et tonnerre. Appels réitérés des trompes de chasse au milieu du tumulte des éléments. Les chasseurs se dispersent dans toutes les directions; en dernier lieu on voit paraître Didon vêtue en Diane chasseresse, l'arc à la main, le carquois sur l'épaule, et Énée en costume demi-guerrier. Ils sont à pied l'un et l'autre. Ils entrent dans la grotte. Aussitôt les nymphes des bois paraissent, les cheveux épars, au sommet du rocher, et vont et viennent en courant, en poussant des cris et faisant des gestes désordonnés. Au milieu de leurs clameurs, on distingue de temps en temps le mot: Italie! Le ruisseau grossit et devient une bruyante cascade. Plusieurs autres chutes d'eau se forment sur divers points du rocher et mêlent leur bruit au fracas de la tempête. Les Satyres et les Sylvains exécutent avec les Faunes des danses grotesques dans l'obscurité. La foudre frappe un arbre, le brise et l'enflamme. Les débris de l'arbre tombent sur la scène. Les Satyres, Faunes et Sylvains ramassent les branches enflammées, dansent en les tenant à la main, puis disparaissent avec les nymphes dans les profondeurs de la forêt. La tempête se calme. Les nuages s'élèvent.)


    Deuxième Tableau

    (Les jardins de Didon sur le bord de la mer. Le soleil se couche.)

    Nº 30 - Recitatif

    ANNA
    Dites, Narbal, qui cause vos alarmes?
    Le jour qui termina la guerre et ses malheurs
    N'a-t-il pas vu briller la gloire de nos armes?
    Les Tyriens ne sont-ils pas vainqueurs?

    NARBAL
    Pour nous de ce côté plus rien n'est redoutable;
    Les Numides chassés dans leurs déserts de sable,
    Pris de nos murs ne reparaîtront pas;
    Et le glaive terrible
    Du héros invincible
    Nous a délivrés d'Iarbas.
    Mais Didon maintenant oublie
    Les soins naguère encore à son esprit si chers;
    En chasses, en festins, elle passe sa vie;
    Les travaux suspendus, les ateliers déserts,
    Le séjour prolongé du Troyen à Carthage
    Me causent des soucis que le peuple partage.

    ANNA
    Eh! ne voyez-vous pas, Narbal, qu'elle l'aime,
    Ce fier guerrier, et qu'il ressent lui-même
    Pour ma sœur un amour égal?

    NARBAL
    Quoi!

    ANNA
    De l'ardeur qui les anime
    Quel malheur craignez-vous?
    Didon peut-elle avoir un plus vaillant époux,
    Carthage, un roi plus magnanime?

    NARBAL
    Mais le destin impérieux
    Appelle Énée en Italie!

    ANNA
    Une voix lui dit: Pars!
    Une autre voix lui crie: Reste!
    L'amour est le plus grand des dieux.

    Nº 31 - Air et Duo

    NARBAL
    De quels revers menaces-tu Carthage,
    Sombre avenir?
    Je vois sortir
    De sinistres éclairs du sein de ton nuage!
    Jupiter! dieu de l'hospitalité,
    En exerçant la vertu qui t'est chère,
    Avons-nous donc, avons-nous mérité
    Les coups de ta colère?

    ANNA
    Vaine terreur!
    Carthage est triomphante!
    Notre reine charmante
    Aime un héros vainqueur,
    Une chaîne de fleurs les enlace;
    Bientôt ils vont s'unir.
    Telle est la menace
    Du sombre avenir.

    Nº 32 - Marche pour l'entrée de la Reine

    (sur le thème du Chant National)

    (Entrent Didon, Énée, Panthée, Iopas, Ascagne. Didon va s'asseoir avec Anna sur une estrade, ayant Énée et Narbal auprès d'elle.)

    Nº 33 - Ballets

    a) Pas des Almées

    b) Danse des Esclaves

    c) Pas d'Esclaves nubiennes

    ESCLAVES NUBIENNES
    Ha! Ha!
    Amaloué
    Midonaé
    Faï caraïmé
    Deï beraïmbé
    Ha! Ha!

    (La reine descend de l'estrade et va s'étendre à l'avant-scène sur un lit de repos, de manière à présenter son profil gauche au spectateur. Énée debout d'abord.)

    Nº 34 - Scène et chant d'Iopas

    DIDON
    (languissamment)
    Assez, ma sœur, je ne souffre qu'à peine
    Cette fête importune...

    (Sur un signe d'Anna les danseurs se retirent.)

    Iopas, chante-nous,
    Sur un mode simple et doux,
    Ton poème des champs.

    IOPAS
    A l'ordre de la reine
    l'obéis.

    (Un harpiste thébain vient se placer auprès d'Iopas
    et accompagne son chant. Le costume du harpiste est le costume religieux égyptien.)

    O blonde Cérès,
    Quand à nos guérets
    Tu rends leur parure
    De fraîche verdure,
    Que d'heureux tu fais!
    Du vieux laboureur
    Du jeune pasteur,
    La reconnaissance
    Bénit l'abondance
    Que tu leur promets.
    O blonde Cérès, etc.
    Le timide oiseau,
    Le folâtre agneau,
    Des vents de la plaine
    La suave haleine,
    Chantent tes bienfaits.
    Féconde Cérès, etc.

    Nº 35 - Recitatif et quintette

    DIDON
    (l'interrompant)
    Pardonne, Iopas, ta voix même,
    En mon inquiétude extrême,
    Ne peut ce soir me captiver...

    ÉNÉE
    (allant s'asseoir aux pieds de Didon)
    Chère Didon!

    DIDON
    Énée,
    Ah! daignez achever
    Le récit commencé
    De votre long voyage
    Et des malheurs de Troie.
    Apprenez-moi le sort
    De la belle Andromaque…

    ÉNÉE
    Hélas! en esclavage
    Réduite par Pyrrhus,
    Elle implorait la mort;
    Mais l'amour obstiné
    De ce prince pour elle
    Su enfin la rendre infidèle
    Aux plus chers souvenirs...
    Après de longs refus,
    Elle épousa Pyrrhus.

    DIDON
    Quoi! la veuve d'Hector!

    ÉNÉE
    Sur le trône d'Epire
    Elle est ainsi montée.

    DIDON
    Ô pudeur!

    (à part)

    Tout conspire
    A vaincre mes remords et mon cœur est absous.

    (Ascagne appuyé sur son arc et semblable à une statue de l'Amour, se tient debout au côté gauche de la reine, Anna inclinée appuie son coude sur le dossier du lit de Didon. Auprès d'Anna, Narbal et Iopas debout.)


    Andromaque épouser l'assassin de son père,
    Le fils du meurtrier de son illustre époux!


    ÉNÉE
    Elle aime son vainqueur,
    L'assassin de son père,
    Le fils du meurtrier de son illustre époux.

    DIDON
    Tout conspire, etc.

    (Didon ayant le bras gauche posé sur l'épaule d'Ascagne, de façon que sa main pend devant la poitrine de l'enfant, celui-ci retire en souriant du doigt de la reine l'anneau de Sichée, que Didon lui reprend ensuite d'un air distrait et qu'elle oublie sur le lit de repos en se levant.)

    ANNA
    (montrant Ascagne)
    Voyez, Narbal, la main légère
    De cet enfant, semblable à Cupidon,
    Ravir doucement à Didon
    L'anneau qu'elle révère.

    IOPAS ET NARBAL
    Voyez, Narbal/Je vois la main légère, etc.

    DIDON
    (rêvant)
    Le fils du meurtrier de son illustre époux!...
    Tout conspire, etc.

    ÉNÉE
    Didon soupire...
    Mais le remords s'enfuit,
    Et son cœur est absous!...
    Didon soupire...
    Mais son cœur, oui, son cœur est absous.

    ANNA, IOPAS ET NARBAL
    Tout conspire, etc.

    Nº 36 - Recitatif et Septuor

    ÉNÉE
    Mais bannissons ces tristes souvenirs.

    (Il se lève.)

    Nuit splendide et charmante!
    Venez, chère Didon, respirer les soupirs
    De cette brise caressante.

    (Didon se lève a son tour.)

    DIDON, ÉNÉE, ASCAGNE, ANNA, IOPAS
    NARBAL, PANTHÉE ET LE CHOEUR
    Tout n'est que paix et charme autour de nous!
    La nuit étend son voile et la mer endormie
    Murmure en sommeillant les accords les plus doux.

    (Tous les personnages, excepté Énée et Didon, se
    retirent peu o peu vers le fond du théâtre et finissent par disparaître tout à fait.)

    Nº 37 - Duo

    (Clair de lune)

    DIDON, ÉNÉE
    Nuit d'ivresse et d'extase infinie!
    Blonde Phoebé, grands astres de sa cour,
    Versez sur nous votre lueur bénie;
    Fleurs des cieux, souriez à l'immortel amour!

    DIDON
    Par une telle nuit, le front ceint de cytise,
    Votre mère Vénus suivit le bel Anchise
    Aux bosquets de l'Ida.

    ÉNÉE
    Par une telle nuit, fou d'amour et de joie,
    Troïlus vint attendre aux pieds des murs de Troie
    La belle Cressida.

    DIDON, ÉNÉE
    Nuit d'ivresse et d'extase infinie!
    Blonde Phoebé, etc.

    ÉNÉE
    Par une telle nuit la pudique Diane
    Laissa tomber enfin son voile diaphane
    Aux yeux d'Endymion.

    DIDON
    Par une telle nuit le fils de Cythérée
    Accueillit froidement la tendresse enivrée
    De la reine Didon!

    ÉNÉE
    Et dans la même nuit hélas! l'injuste reine,
    Accusant son amant, obtint de lui sans peine
    Le plus tendre pardon.

    DIDON, ÉNÉE
    Ô nuit d'ivresse et d'extase infinie, etc.

    (Ils marchent lentement vers le fond du théâtre en se tenant embrassés, puis ils disparaissent en chantant. Au moment où les deux amants qu'on ne voit plus finissent leur duo dans la coulisse, Mercure paraît subitement dans un rayon de la lune non loin d'une colonne tronquée où sont appendues les armes d'Énée. S'approchant de la colonne il frappe de son caducée deux coups sur le bouclier qui rend un son lugubre et prolongé.)

    MERCURE
    (d'une voix grave, et étendant le bras du côté de la mer)
    Italie! Italie! Italie!

    (Il disparaît.)
    FOURTH ACT

    First Scene

    Nº 29 – Royal Hunt and Storm.

    Pantomime

    (An African forest by morning. At the back, a towering rock. To the left and at the foot of the rock, the mouth of a cave. A stream runs around the rock and flows into a natural pond bordered by bulrushes and reeds. Two naiads (river nymphs) appear for a brief moment before vanishing, then reappear swimming in the pond. Royal hunt. Horn fanfares sound from afar in the forest. The frightened naiads hide in the reeds. We see Tyrian hunters pass by, holding dogs on leads. Young Ascanius gallops across the stage on horseback. The sky turns dark; rain falls and becomes a growing storm. Soon the terrible tempest intensifies, with torrential rain, hail, lighting and thunder. The hunting horns sound in the midst of the tumultuous weather. The hunters scatter; and finally we see Dido, dressed as Diana the huntress, holding a bow, with a sheath of arrows over her shoulder, and Aeneas in semi-military dress. They are both on foot. As they enter the cave, wood nymphs appear atop of the rock, their hair disheveled, and run back and forth, shouting and gesticulating wildly. In the midst of their clamor, we can at times make out the word: Italy! The stream swells and becomes a noisy torrent. Several other waterfalls surge at various points of the rock, and add their noise to the crashing of the storm. In the darkness satyrs and wood people dance grotesquely with the fauns. Lightning strikes a tree, shatters it and sets it on fire. Fragments of the tree fall upon the stage. The satyrs, fauns, and wood people, still dancing, take up the burning branches, then together with the nymphs vanish into the depths of the forest. The storm recedes. The clouds lift.)

    Second Scene

    (The gardens of Dido, by the sea, at sunset.)


    Nº 30 - Recitative

    ANNA
    Tell me, Narbal, what is it that alarms you?
    That day that ended war and its woes
    Did it not witness the brilliant glory of our arms?
    Are the Tyrians not victorious?

    NARBAL
    We have nothing more to fear on that account;
    The Numidians were driven back to their sandy deserts; no more will they appear at our walls;
    And the mighty sword
    Of the invincible hero
    Has delivered us from Iarbas.
    But Dido now neglects
    The tasks that were previously so dear to her;
    In hunting and partying she spends her days;
    Public works are deferred, the workshops are empty, the long sojourn of the Trojans in Carthage
    Causes me cares that are shared by the people.

    ANNA
    Ah! Can you not see, Narbal, that she loves
    This fierce warrior, and that he too experiences
    For my sister an equivalent love?

    NARBAL
    What?!

    ANNA
    What do you fear from
    The passion that moves them?
    Could Dido find a braver husband, and
    Carthage a more magnanimous king?

    NARBAL
    But insistent fate
    Summons Aeneas to Italy!

    ANNA
    One voice tells him: Leave!
    Another voice urges: Stay!
    Love is the greatest of the gods.

    Nº 31 - Aria and Duet

    NARBAL
    With what setbacks do you threaten Carthage,
    O gloomy future?
    I see foreboding lightning bolts
    Issuing from the heart of your cloud!
    Jupiter! God of hospitality,
    In demonstrating a virtue dear to your heart,
    Have we therefore earned
    The blows of your rage?

    ANNA
    Useless fears!
    Carthage is triumphant!
    Our charming queen
    Loves a victorious hero,
    A garland of flowers entwines them;
    Soon they will be united.
    Such the threat
    Of your gloomy future.

    Nº 32 – March for the Queen’s entrance

    (over the theme of the National Anthem)

    (Enter Dido, Aeneas, Panthus, Iopas and Ascanius. Dido takes a seat with Anna on a platform, with Aeneas and Narbal close to her.)

    Nº 33 - Ballets

    a) Ballet of the Egyptian women

    b) Dance of the Slaves

    c) Ballet of the Nubian Slaves

    NUBIAN SLAVES
    Ah! Ah!
    Amaloué
    Midonaé
    Faï caraïmé
    Deï beraïmbé
    Ah! Ah!

    (The queen descends from the platform and reclines on a couch in the proscenium, with her left profile to the audience. At first Aeneas remains upright.)

    Nº 34 – Scene and Iopas’ song

    DIDO
    (languidly)
    Enough, my sister, I can tolerate no more
    These importunate festivities…

    (Anna waves away the ballerinas.)

    Iopas, sing for us,
    In simple and sweet mode,
    Your pastoral poem.

    IOPAS
    I obey
    The queen’s order.

    (A Theban harpist stands close to Iopas to accompany him. The harpist is attired as an Egyptian priest.)

    Oh, fair Ceres!
    When to our fallow fields
    You restore their crown
    Of fresh greenery
    How happy you make us!
    The gratitude
    Of the aged farm-hand,
    Of the young shepherd,
    Gives thanks for the abundance
    That you pledge to them.
    Oh, fair Ceres, etc.
    The shy bird,
    The playful lamb,
    The soft breath
    Of the prairie winds,
    All praise your virtues.
    Fruitful Ceres, etc.

    Nº 35 - Recitative and quintet

    DIDO
    (Interrupting him)
    Forgive me, Iopas, even your voice,
    In my extreme unease,
    Fails to beguile me this evening...

    AENEAS
    (seats himself at Dido’s feet)
    Dear Dido!

    DIDO
    Aeneas.
    Ah! deign to finish
    The tale you started
    Of your long journey
    And of Troy’s woes.
    Relay to me the fate
    Of beautiful Andromache…

    AENEAS
    Alas! Reduced to slavery
    By Pyrrhus,
    She begged for death;
    But the steadfast love
    This prince bore her
    Finally rendered her unfaithful
    To the warmest of memories…
    After lengthy resistance,
    She wed Pyrrhus.

    DIDO
    What?! Hector’s widow!

    AENEAS
    Thus she ascended
    To the throne of Epirus.

    DIDO
    Oh, propriety!

    (Aside.)

    Everything conspires
    To dispel my doubts and absolve my heart.

    (Ascanius, leaning on his bow and looking like a statue of Love [Cupid], stands to the left of the queen; Anna, leans over with her elbow resting on the back of Dido’s couch. Next to Anna stand Narbal and Iopas.)

    To think that Andromache wed the man who slew her father, the son of the murderer of her illustrious husband!

    AENEAS
    She loves her conqueror,
    The man who slew her father,
    The son of the murderer of her illustrious husband!

    DIDO
    Everything conspires, etc.

    (As Dido rests her left arm on Ascanius’ shoulder, her hand hanging over the child’s chest, he laughingly removes Sychaeus’ ring from the queen’s finger. Seemingly distracted, Dido takes it back, and forgets it on the couch as she rises.)

    ANNA
    (Pointing to Ascanius.)
    See, Narbal, as this child
    Resembling Cupid, with light touch
    Gently steals from Dido
    The ring that she reveres.

    IOPAS Y NARBAL
    See, Narbal, as this child, etc.

    DIDO
    (daydreaming)
    The son of the murderer of her illustrious husband!... Everything conspires, etc.

    AENEAS
    Dido sighs...
    But her doubts fly away,
    And her heart is absolved!...
    Dido sighs…
    But her heart, yes, her heart is absolved.

    ANNA, IOPAS AND NARBAL
    Everything conspires, etc.

    Nº 36 - Recitative and Septet

    AENEAS
    But let us banish these sad memories.

    (He stands up.)

    What a resplendent night full of charm!
    Come, dear Dido, breathe in the sighs
    Of this breeze that caresses.

    (Dido rises in her turn)

    DIDO, AENEAS, ASCANIUS, ANNA, IOPAS
    NARBAL, PANTHUS, CHORUS
    Only peace and delight surround us!
    Night spreads its veil, and the sleeping sea
    Croons sweet harmonies in its repose.

    (All, except Aeneas and Dido, gradually exit from backstage, until they are all gone.


    Nº 37 - DUET

    (Moonshine)

    DIDO, AENEAS
    Endlessly intoxicating night of ecstasy!
    Golden Phoebe, and you, great stars of her court,
    Shine upon us your blessed light;
    Heavenly flowers, smile upon eternal love!

    DIDO
    On such a night, crowned with golden laburnum,
    Your mother Venus followed the fair Anchises
    To the groves of Mount Ida.

    AENEAS
    On such a night, headlong in joyous love,
    Troilus came to the foot of Troy’s walls
    To await the lovely Cressida.

    DIDO, AENEAS
    Endlessly intoxicating night of ecstasy!
    Golden Phoebe, etc.

    AENEAS
    On such a night, chaste Diana
    Finally shed her diaphanous veil,
    In the sight of Endymion.

    DIDO
    On such a night the son of Cythera
    Received coldly the rapturous tenderness
    Of Queen Dido!

    AENEAS
    And on the same night, alas! the unjust queen,
    Accusing her lover, obtained from him with ease,
    The sweetest of forgiveness.

    DIDO, AENEAS
    Endlessly intoxicating night of ecstasy, etc.

    (They stroll slowly to the back of the stage, embracing; then, still singing, they exit. Just as the two lovers, now out of sight backstage, come to the end of their song, Mercury suddenly appears, bathed in a ray of moonlight, close to a broken column on which hang Aeneas’ weapons. Approaching the column, he strikes the shield twice with his staff, giving forth a prolonged and lugubrious sound.)

    MERCURY
    (in a solemn voice, extending his arm out to sea.)
    Italy! Italy! Italy!

    (He exits.)


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